Commission spéciale des Nations Unies sur la Palestine 1947- Rapport - Histoire

Commission spéciale des Nations Unies sur la Palestine 1947- Rapport - Histoire

S'étant réuni en session extraordinaire à la demande de la Puissance mandataire pour constituer et charger un Comité spécial chargé de préparer l'examen de la question du futur Gouvernement de Palestine lors de la deuxième session ordinaire ;

Ayant constitué un Comité spécial et l'ayant chargé d'enquêter sur toutes les questions et problèmes se rapportant au problème de Palestine, et de préparer des propositions pour la solution du problème, et

Ayant reçu et examiné le rapport du Comité spécial (document A/364)(1) comportant un certain nombre de recommandations unanimes et un plan de partage avec l'union économique approuvé à la majorité du Comité spécial,

Considère que la situation actuelle en Palestine est de nature à porter atteinte au bien-être général et aux relations amicales entre les nations ;

Prend note de la déclaration de la Puissance mandataire selon laquelle elle envisage d'achever son évacuation de la Palestine le 1er août 1948;

Recommande au Royaume-Uni, en tant que Puissance mandataire pour la Palestine, et à tous les autres Membres des Nations Unies l'adoption et la mise en œuvre, en ce qui concerne le futur Gouvernement de la Palestine, du Plan de partage avec union économique énoncé ci-dessous ;

Demande que

Le Conseil de sécurité prend les mesures nécessaires telles que prévues dans le plan pour sa mise en œuvre ;

Le Conseil de sécurité examine, si les circonstances de la période de transition l'exigent, si la situation en Palestine constitue une menace pour la paix. S'il décide qu'une telle menace existe, et afin de maintenir la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité devrait compléter l'autorisation de l'Assemblée générale en prenant des mesures, en vertu des articles 39 et 41 de la Charte, pour habiliter la Commission des Nations Unies, comme prévu dans la présente résolution, d'exercer en Palestine les fonctions qui lui sont assignées par la présente résolution ;

Le Conseil de sécurité qualifie de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d'acte d'agression, conformément à l'article 39 de la Charte, toute tentative de modifier par la force le règlement envisagé par la présente résolution ;

Le Conseil de tutelle soit informé des responsabilités qui lui sont envisagées dans le présent plan ;

Appelle les habitants de la Palestine à prendre les mesures qui pourraient être nécessaires de leur part pour mettre ce plan à exécution ;

Exhorte tous les gouvernements et tous les peuples à s'abstenir de toute action susceptible d'entraver ou de retarder l'exécution de ces recommandations, et

Autorise le Secrétaire général à rembourser les frais de voyage et de séjour des membres de la Commission visés à la partie 1, section B, paragraphe I ci-dessous, sur la base et sous la forme qu'il jugera les plus appropriées dans les circonstances, et à fournir la Commission avec le personnel nécessaire pour aider à s'acquitter des fonctions assignées à la Commission par l'Assemblée générale.*

L'Assemblée générale,
Autorise le Secrétaire général à prélever sur le Fonds de roulement une somme ne dépassant pas 2 000 000 de dollars aux fins énoncées au dernier paragraphe de la résolution sur le futur gouvernement de la Palestine.

PLAN DE PARTITION AVEC UNION ECONOMIQUE

Partie I. - Future Constitution et gouvernement de la Palestine

A. CESSATION DE MANDAT, PARTAGE ET INDEPENDANCE

1. Le Mandat pour la Palestine prendra fin dès que possible mais en tout cas au plus tard le 1er août

1948.

2. Les forces armées de la Puissance mandataire seront progressivement retirées de Palestine, le retrait devant être achevé le plus tôt possible mais en tout état de cause au plus tard le 1er août 1948. La Puissance mandataire avisera la Commission, le plus tôt possible , de son intention de mettre fin au mandat et d'évacuer chaque zone. La Puissance mandataire s'efforcera de faire en sorte qu'une zone située sur le territoire de l'État juif, y compris un port maritime et un arrière-pays adéquats pour fournir des facilités à une immigration substantielle, soit évacuée le plus tôt possible et en tout état de cause au plus tard. que le 1er février 1948.

3. Les États arabes et juifs indépendants et le régime international spécial pour la ville de Jérusalem, énoncés dans la partie III du présent plan, entreront en vigueur en Palestine deux mois après que l'évacuation des forces armées de la Puissance mandataire aura été achevée, mais dans tous les cas au plus tard le 1er octobre 1948. Les frontières de l'État arabe, de l'État juif et de la ville de Jérusalem seront telles que décrites dans les parties II et III ci-dessous.

4. La période entre l'adoption par l'Assemblée générale de sa recommandation sur la question de Palestine et l'instauration de l'indépendance des États arabes et juifs est une période de transition.

B. ÉTAPES PRÉPARATOIRES À L'INDÉPENDANCE

1. Il est institué une Commission composée d'un représentant de chacun des cinq États membres. Les membres représentés à la Commission sont élus par l'Assemblée générale sur une base aussi large que possible, géographiquement et autrement.

2. L'administration de la Palestine, à mesure que la Puissance mandataire retirera ses forces armées, sera progressivement remise à la Commission, qui agira conformément aux recommandations de l'Assemblée générale, sous la direction du Conseil de sécurité. La Puissance mandataire coordonnera dans toute la mesure du possible ses plans de retrait avec les plans de la Commission de prise en charge et d'administration des zones évacuées. Dans l'exercice de cette responsabilité administrative, la Commission est habilitée à édicter les règlements nécessaires et à prendre les autres mesures nécessaires. La Puissance mandataire ne prendra aucune mesure pour empêcher, entraver ou retarder l'exécution par la Commission des mesures recommandées par l'Assemblée générale.

3. A son arrivée en Palestine, la Commission procédera à l'exécution des mesures pour l'établissement des frontières des États arabes et juifs et de la ville de Jérusalem conformément aux lignes générales des recommandations de l'Assemblée générale sur le partage de la Palestine. . Néanmoins, les limites telles que décrites dans la partie II de ce plan doivent être modifiées de manière à ce que les zones villageoises ne soient généralement pas divisées par les limites de l'État, à moins que des raisons impérieuses ne le rendent nécessaire.

4. La Commission, après consultation des partis démocratiques et autres organisations publiques des États arabes et juifs, choisit et institue dans chaque État dans les plus brefs délais un Conseil provisoire de gouvernement. Les activités des Conseils provisoires de gouvernement arabe et juif seront menées sous la direction générale de la Commission. Si, d'ici au 1er avril 1948, un Conseil de gouvernement provisoire ne peut être choisi pour l'un ou l'autre des États ou, s'il est choisi, ne peut exercer ses fonctions, la Commission en informera le Conseil de sécurité pour qu'il prenne des mesures à l'égard de cet État en tant que Le Conseil de sécurité le jugera approprié et au Secrétaire général pour communication aux Membres des Nations Unies.

5. Sous réserve des dispositions des présentes recommandations, pendant la période de transition, les Conseils provisoires de gouvernement, agissant sous l'égide de la Commission, auront pleine autorité dans les domaines sous leur contrôle, y compris l'autorité sur les questions d'immigration et de réglementation foncière.

6. Le Conseil provisoire de gouvernement de chaque État, agissant sous l'autorité de la Commission, recevra progressivement de la Commission l'entière responsabilité de l'administration de cet État pendant la période comprise entre la fin du mandat et l'instauration de l'indépendance de l'État.

7. La Commission chargera les Conseils provisoires de gouvernement des États arabes et juifs, après leur formation, de procéder à l'établissement d'organes administratifs de gouvernement, central et local.

8. Le Conseil provisoire de gouvernement de chaque État recrutera, dans les plus brefs délais, une milice armée parmi les résidents de cet État, en nombre suffisant pour maintenir l'ordre intérieur et prévenir les affrontements aux frontières. Cette milice armée dans chaque État sera, à des fins opérationnelles, sous le commandement d'officiers juifs ou arabes résidant dans cet État, mais le contrôle politique et militaire général, y compris le choix du haut commandement de la milice, sera exercé par la Commission.

9. Le Conseil provisoire de gouvernement de chaque Etat procédera, au plus tard deux mois après le retrait des forces armées de la Puissance mandataire, à l'élection de l'Assemblée constituante qui se déroulera de manière démocratique. Le règlement électoral dans chaque État est établi par le Conseil provisoire de gouvernement et approuvé par la Commission. Les électeurs qualifiés pour chaque État pour cette élection seront des personnes de plus de dix-huit ans qui sont (a) des citoyens palestiniens résidant dans cet État ; et (b) les Arabes et les Juifs résidant dans l'État, bien que n'étant pas citoyens palestiniens, qui, avant de voter, ont signé un avis d'intention de devenir citoyens de cet État. Les Arabes et les Juifs résidant dans la ville de Jérusalem qui ont signé un avis d'intention de devenir citoyens, les Arabes de l'État arabe et les Juifs de l'État juif, auront le droit de vote dans les États arabe et juif respectivement. Les femmes peuvent voter et être élues aux Assemblées constituantes. Pendant la période de transition, aucun Juif ne sera autorisé à établir sa résidence dans la région de l'État arabe proposé, et aucun Arabe ne sera autorisé à établir sa résidence dans la région de l'État juif proposé, sauf autorisation spéciale de la Commission.

10. L'Assemblée constituante de chaque État élabore une constitution démocratique pour son État et choisit un gouvernement provisoire pour succéder au Conseil provisoire de gouvernement nommé par la Commission. Les Constitutions des États contiennent les chapitres 1 et 2 de la Déclaration prévue à la section C ci-dessous et comprennent, entre autres, des dispositions pour :
une. Instituer dans chaque Etat un organe législatif élu au suffrage universel et au scrutin secret sur la base de la représentation proportionnelle, et un organe exécutif responsable devant le législatif ;

b. Régler tous les différends internationaux dans lesquels l'État peut être impliqué par des moyens pacifiques de manière à ce que la paix et la sécurité internationales, ainsi que la justice, ne soient pas mises en danger ;

c. Acceptant l'obligation de l'État de s'abstenir dans ses relations internationales de menacer ou d'employer la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec le but des Nations Unies ;

ré. Garantir à toutes les personnes des droits égaux et non discriminatoires en matière civile, politique, économique et religieuse et la jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, de langue, de parole et de publication, d'éducation, de réunion et d'association ;

e. Préserver la liberté de transit et de visite pour tous les résidents et citoyens de l'autre État de Palestine et de la ville de Jérusalem, sous réserve de considérations de sécurité nationale, à condition que chaque État contrôle la résidence à l'intérieur de ses frontières.

11. La Commission nomme une commission économique préparatoire de trois membres pour prendre toutes les dispositions possibles pour la coopération économique, en vue d'établir, dès que possible, l'Union économique et le Conseil économique conjoint, comme prévu à la section D au dessous de.

12. Pendant la période comprise entre l'adoption des recommandations sur la question de Palestine par l'Assemblée générale et la fin du mandat, la Puissance mandataire en Palestine conservera l'entière responsabilité de l'administration dans les zones d'où elle n'a pas retiré ses forces armées. La Commission assistera la Puissance mandataire dans l'exercice de ces fonctions. De même, la Puissance mandataire coopérera avec la Commission dans l'exercice de ses fonctions.

13. En vue d'assurer la continuité du fonctionnement des services administratifs et que, lors du retrait des forces armées de la Puissance mandataire, l'ensemble de l'administration soit à la charge des Conseils provisoires et du Conseil économique mixte agissant respectivement sous l'autorité de la Commission, il y aura un transfert progressif, de la Puissance mandataire à la Commission, de la responsabilité de toutes les fonctions du gouvernement, y compris celle du maintien de l'ordre public dans les régions d'où partent les forces de la Puissance mandataire ont été retirés.

14. La Commission est guidée dans ses activités par les recommandations de l'Assemblée générale et par les instructions que le Conseil de sécurité peut juger nécessaire de donner. Les mesures prises par la Commission, dans le cadre des recommandations de l'Assemblée générale, prendront effet immédiatement, à moins que la Commission n'ait préalablement reçu des instructions contraires du Conseil de sécurité. La Commission présente des rapports périodiques mensuels sur l'état d'avancement, ou plus fréquemment si cela est souhaitable, au Conseil de sécurité.

15. La Commission présente son rapport final à la session ordinaire suivante de l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité simultanément.

C. DÉCLARATION

Une déclaration sera faite à l'Organisation des Nations Unies par le gouvernement provisoire de chaque État proposé avant l'indépendance. Il contient, entre autres, les clauses suivantes :
Disposition générale

Les stipulations contenues dans la Déclaration sont reconnues comme lois fondamentales de l'État et aucune loi, réglementation ou action officielle n'entrera en conflit ou n'interférera avec ces stipulations, et aucune loi, réglementation ou action officielle ne prévaudra sur elles.

Chapitre I : Lieux saints, édifices et sites religieux

1. Les droits existants concernant les Lieux Saints et les édifices ou sites religieux ne doivent pas être niés ni compromis.

2. En ce qui concerne les Lieux Saints, la liberté d'accès, de visite et de transit est garantie, conformément aux droits existants, à tous les résidents et citoyens de l'autre Etat et de la Ville de Jérusalem, ainsi qu'à étrangers, sans distinction de nationalité, sous réserve des exigences de sécurité nationale, d'ordre public et de bienséance. De même, la liberté de culte est garantie conformément aux droits existants, sous réserve du maintien de l'ordre public et du décorum.

3. Les Lieux Saints et les édifices ou sites religieux doivent être préservés. Aucun acte n'est autorisé qui puisse porter atteinte d'une manière ou d'une autre à leur caractère sacré. Si, à un moment quelconque, il apparaît au Gouvernement qu'un lieu saint, un religieux, un bâtiment ou un site particulier nécessite des réparations urgentes, le Gouvernement peut demander à la ou aux communautés concernées de procéder à ces réparations. Le gouvernement peut l'exécuter lui-même aux frais de la communauté ou de la communauté concernée si aucune mesure n'est prise dans un délai raisonnable.

4. Aucun impôt ne sera perçu à l'égard d'un lieu saint, d'un édifice religieux ou d'un site qui était exonéré d'impôt à la date de la création de l'État. Il ne sera procédé à aucun changement dans l'incidence d'une telle imposition qui soit discriminatoire entre les propriétaires ou occupants de lieux saints, d'édifices ou de sites religieux, ou placerait ces propriétaires ou occupants dans une position moins favorable par rapport à l'incidence générale de l'imposition que existait au moment de l'adoption des recommandations de l'Assemblée.

5. Le gouverneur de la ville de Jérusalem a le droit de déterminer si les dispositions de la Constitution de l'État concernant les lieux saints, les édifices et sites religieux à l'intérieur des frontières de l'État et les droits religieux y afférents sont correctement appliqués et respectés, et de prendre des décisions sur la base des droits existants en cas de litiges pouvant survenir entre les différentes communautés religieuses ou les rites d'une communauté religieuse à propos de ces lieux, bâtiments et sites. Il bénéficiera de la pleine coopération et des privilèges et immunités nécessaires à l'exercice de ses fonctions dans l'Etat.

Chapitre 2 : Droits religieux et droits des minorités

1. La liberté de conscience et le libre exercice de tous les cultes, sous réserve du seul maintien de l'ordre public et des bonnes mœurs, sont garantis à tous.

2. Aucune discrimination d'aucune sorte ne sera faite entre les habitants en raison de la race, de la religion, de la langue ou du sexe.

3. Toutes les personnes relevant de la juridiction de l'État ont droit à une égale protection des lois.

4. Le droit de la famille et le statut personnel des diverses minorités et leurs intérêts religieux, y compris les dotations, doivent être respectés.

5. Sauf si cela s'avère nécessaire pour le maintien de l'ordre public et du bon gouvernement, aucune mesure ne sera prise pour entraver ou entraver l'activité d'organismes religieux ou caritatifs de toutes confessions ou pour discriminer un représentant ou un membre de ces organismes sur le raison de sa religion ou de sa nationalité.

6. L'Etat assure un enseignement primaire et secondaire adéquat à la minorité arabe et juive, respectivement, dans sa propre langue et ses traditions culturelles. Le droit de chaque communauté de maintenir ses propres écoles pour l'éducation de ses propres membres dans sa propre langue, tout en se conformant aux exigences éducatives de nature générale que l'État peut imposer, ne peut être nié ni compromis. Les établissements d'enseignement étrangers continuent leur activité sur la base de leurs droits existants.

7. Aucune restriction ne sera imposée au libre usage par tout citoyen de l'État de toute langue dans les relations privées, dans le commerce, dans la religion, dans la presse ou dans les publications de toute nature, ou lors de réunions publiques.(3)

8. Aucune expropriation de terres appartenant à un Arabe dans l'État juif (par un Juif dans l'État arabe)(4) n'est autorisée, sauf à des fins publiques. Dans tous les cas d'expropriation, l'indemnité intégrale fixée par la Cour suprême sera dite antérieurement à la dépossession.

Chapitre 3 : Citoyenneté, conventions internationales et obligations financières

1. Citoyenneté Les citoyens palestiniens résidant en Palestine en dehors de la ville de Jérusalem, ainsi que les Arabes et les Juifs qui, n'ayant pas la citoyenneté palestinienne, résident en Palestine en dehors de la ville de Jérusalem, deviennent, dès la reconnaissance de l'indépendance, citoyens de l'État dans lequel ils sont résidents et jouissent de tous leurs droits civils et politiques. Les personnes âgées de plus de dix-huit ans peuvent opter, dans un délai d'un an à compter de la date de reconnaissance de l'indépendance de l'État dans lequel elles résident, pour la citoyenneté de l'autre État, à condition qu'aucun Arabe résidant dans la zone de l'État arabe proposé n'ait le droit d'opter pour la citoyenneté dans l'État juif proposé et aucun Juif résidant dans l'État juif proposé n'aura le droit d'opter pour la citoyenneté dans l'État arabe proposé. Seront compris dans l'exercice de ce droit d'option les épouses et les enfants de moins de dix-huit ans des personnes ayant fait ce choix.

Les Arabes résidant dans la région de l'État juif proposé et les Juifs résidant dans la région de l'État arabe proposé qui ont signé un avis d'intention d'opter pour la citoyenneté de l'autre État ont le droit de voter aux élections à l'Assemblée constituante de cet État. État, mais pas aux élections à l'Assemblée constituante de l'État dans lequel ils résident.

2. Conventions internationales

une. L'État est lié par tous les accords et conventions internationaux, tant généraux que particuliers, auxquels la Palestine est devenue partie. Sous réserve de tout droit de dénonciation qui y est prévu, ces accords et conventions sont respectés par l'Etat pendant toute la durée pour laquelle ils ont été conclus.

b. Tout différend concernant l'applicabilité et le maintien de la validité des conventions ou traités internationaux signés ou auxquels la Puissance mandataire adhère au nom de la Palestine sera soumis à la Cour internationale de Justice conformément aux dispositions du Statut de la Cour.

3. Obligations financières

une. L'Etat respectera et remplira toutes les obligations financières de quelque nature que ce soit assumées au nom de la Palestine par la Puissance mandataire pendant l'exercice du Mandat et reconnues par l'Etat. Cette disposition comprend le droit des fonctionnaires à des pensions, des indemnités ou des gratifications.

b. Ces obligations seront remplies par la participation au Conseil économique conjoint en ce qui concerne les obligations applicables à la Palestine dans son ensemble, et individuellement en ce qui concerne celles applicables aux États et équitablement réparties entre eux.

c. Une Cour des réclamations, affiliée au Conseil économique mixte et composée d'un membre nommé par l'Organisation des Nations Unies, d'un représentant du Royaume-Uni et d'un représentant de l'État concerné, devrait être instituée. Tout différend entre le Royaume-Uni et l'État concernant des créances non reconnues par ce dernier devrait être soumis à cette Cour.

ré. Les concessions commerciales accordées à l'égard de toute partie de la Palestine avant l'adoption de la résolution par l'Assemblée générale resteront valables selon leurs termes, à moins qu'elles ne soient modifiées par accord entre les concessionnaires et l'État.

Chapitre 4 : Dispositions diverses

1. Les dispositions des chapitres 1 et 2 de la déclaration sont sous la garantie des Nations Unies et aucune modification ne peut y être apportée sans l'assentiment de l'Assemblée générale des Nations Unies. Tout Membre des Nations Unies aura le droit de porter à l'attention de l'Assemblée générale toute infraction ou danger d'infraction à l'une quelconque de ces stipulations, et l'Assemblée générale pourra alors faire les recommandations qu'elle jugera appropriées dans les circonstances.

2. Tout différend relatif à l'application ou à l'interprétation de la présente déclaration sera soumis, à la demande de l'une ou l'autre des parties, à la Cour internationale de Justice, à moins que les parties ne conviennent d'un autre mode de règlement.

D. UNION ÉCONOMIQUE ET TRANSIT

1. Le Conseil provisoire de gouvernement de chaque État contractera un engagement en matière d'union économique et de transit. Cet engagement est rédigé par la Commission prévue à la section B, paragraphe 1, en utilisant dans toute la mesure du possible les conseils et la coopération d'organisations et d'organismes représentatifs de chacun des États proposés. Il contiendra des dispositions visant à établir l'Union économique de Palestine et à régler d'autres questions d'intérêt commun. Si, au 1er avril 1948, les Conseils provisoires de gouvernement n'ont pas souscrit à l'engagement, celui-ci est mis en vigueur par la Commission.

L'Union économique de Palestine

2. Les objectifs de l'Union économique de Palestine sont :
une. Une union douanière ;

b. Un système monétaire commun prévoyant un taux de change unique ;

c. Exploitation dans l'intérêt commun sur une base non discriminatoire des voies ferrées des autoroutes inter-étatiques ; services postaux, téléphoniques et télégraphiques et ports et aéroports impliqués dans le commerce international;

ré. Développement économique conjoint, notamment en matière d'irrigation, de bonification des terres et de conservation des sols ;

e. Accès pour les deux États et pour la ville de Jérusalem sur une base non discriminatoire aux installations d'eau et d'électricité.

3. Il est institué un Conseil économique mixte, composé de trois représentants de chacun des deux États et de trois membres étrangers nommés par le Conseil économique et social des Nations Unies. Les membres étrangers sont nommés en premier lieu pour une durée de trois ans ; ils siègent en tant qu'individus et non en tant que représentants d'États.

4. Les fonctions du Conseil économique conjoint sont de mettre en œuvre, soit directement, soit par délégation, les mesures nécessaires à la réalisation des objectifs de l'Union économique. Il dispose de tous les pouvoirs d'organisation et d'administration nécessaires à l'accomplissement de ses fonctions.

5. Les États s'engagent à exécuter les décisions du Conseil économique conjoint. Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des voix.

6. Au cas où un État ne prendrait pas les mesures nécessaires, le Conseil peut, par un vote de six membres, décider de retenir une partie appropriée de la partie des recettes douanières à laquelle l'État en question a droit en vertu du régime économique. Syndicat. Si l'État persiste dans son refus de coopérer, le Conseil peut décider par un vote à la majorité simple de telles sanctions supplémentaires, y compris la disposition des fonds qu'il a retenus, s'il le juge approprié.

7. En ce qui concerne le développement économique, les fonctions du Conseil consistent à planifier, étudier et encourager des projets de développement conjoints, mais il n'entreprendra de tels projets qu'avec l'assentiment des États et de la Ville de Jérusalem, au cas où Jérusalem est directement impliqué dans le projet de développement.

8. En ce qui concerne le système monétaire commun, les monnaies circulant dans les deux États et la ville de Jérusalem seront émises sous l'autorité du Conseil économique commun, qui sera la seule autorité d'émission et qui déterminera les réserves à détenir. contre de telles devises.

9. Dans la mesure où cela est compatible avec le paragraphe 2(b) ci-dessus, chaque État peut gérer sa propre banque centrale, contrôler sa propre politique budgétaire et de crédit, ses recettes et dépenses en devises, octroyer des licences d'importation et mener des opérations financières internationales. opérations de sa propre foi et de son propre crédit. Au cours des deux premières années suivant l'expiration du Mandat, le Conseil économique conjoint aura le pouvoir de prendre les mesures nécessaires pour garantir que - dans la mesure où le total des recettes en devises des deux États provenant de l'exportation de marchandises et les services le permettent, et à condition que chaque État prenne des mesures appropriées pour conserver ses propres ressources en devises - chaque État disposera, au cours de toute période de douze mois, de devises suffisantes pour assurer la fourniture de quantités de biens et de services importés destinés à la consommation en son territoire équivalent aux quantités de ces biens et services consommées sur ce territoire au cours de la période de douze mois se terminant le 31 décembre 1947.

10. Toute autorité économique qui n'est pas spécifiquement dévolue au Conseil économique mixte est réservée à chaque Etat.

11. Il y aura un tarif douanier commun avec une totale liberté de commerce entre les États, et entre les États et la ville de Jérusalem.

12. Les listes tarifaires sont établies par une Commission tarifaire, composée de représentants de chacun des Etats en nombre égal, et sont soumises à l'approbation du Conseil économique paritaire à la majorité des voix. En cas de désaccord au sein de la Commission tarifaire, le Conseil économique mixte arbitrera les points de divergence. Au cas où la Commission tarifaire n'établirait pas de barème à une date à fixer, le Conseil économique paritaire arrêtera le barème tarifaire.

13. Les éléments suivants constituent une première charge sur les douanes et autres recettes communes de la Commission économique commune :
une. Les frais du service des douanes et du fonctionnement des services communs ;

b. Les frais administratifs du Conseil économique conjoint ;

c. Les obligations financières de l'Administration de la Palestine, consistant en :
je. Le service de l'encours de la dette publique ; ii.Le coût des prestations de retraite, actuellement versées ou à venir, conformément aux règles et dans la mesure fixées par le paragraphe 3 du chapitre 3 ci-dessus.

14. Une fois ces obligations entièrement remplies, les recettes excédentaires des douanes et autres services communs seront réparties de la manière suivante : pas moins de 5 % et pas plus de 10 % à la ville de Jérusalem ; le reliquat est attribué équitablement à chaque État par le Conseil économique mixte, dans le but de maintenir un niveau suffisant et convenable de gouvernement et de services sociaux dans chaque État, sauf que la part de l'un ou l'autre État n'excède pas le montant de la contribution de cet État aux revenus de l'Union économique de plus de quatre millions de livres environ chaque année. Le montant accordé peut être ajusté par la Régie selon le niveau des prix par rapport aux prix en vigueur au moment de la constitution de l'Union. Après cinq ans, les principes de répartition des revenus communs peuvent être révisés par le Conseil Economique Mixte sur la base de l'équité.

15. Toutes les conventions et traités internationaux affectant les tarifs douaniers et les services de communication relevant de la juridiction du Conseil économique conjoint seront conclus par les deux États. En ces matières, les deux États seront tenus d'agir à la majorité du Conseil économique commun.

16. Le Conseil économique conjoint s'efforcera d'assurer aux exportations palestiniennes un accès juste et égal aux marchés mondiaux.

17. Toutes les entreprises gérées par le Conseil économique mixte doivent verser des salaires équitables sur une base uniforme.

Liberté de transit et de visite

18. L'engagement doit contenir des dispositions préservant la liberté de transit et de visite pour tous les résidents ou citoyens des deux États et de la ville de Jérusalem, sous réserve de considérations de sécurité ; à condition que chaque État et la Ville contrôlent la résidence à l'intérieur de ses frontières.

Résiliation, modification et interprétation de l'engagement

19. L'engagement et tout traité qui en découle resteront en vigueur pendant une période de dix ans. Il restera en vigueur jusqu'à ce qu'un avis de dénonciation, prenant effet deux ans après cette date, soit donné par l'une ou l'autre des parties.

20. Pendant la période initiale de dix ans, l'engagement et tout traité qui en découle ne peuvent être modifiés que par le consentement des deux parties et avec l'approbation de l'Assemblée générale.

21. Tout différend relatif à l'application ou à l'interprétation de l'engagement et de tout traité en découlant sera soumis, à la demande de l'une ou l'autre des parties, à la Cour internationale de justice, à moins que les parties ne conviennent d'un autre mode de règlement.

E. ACTIFS

1. Les biens mobiliers de l'Administration palestinienne sont répartis entre les États arabe et juif et la ville de Jérusalem sur une base équitable. Les allocations devraient être effectuées par la Commission des Nations Unies mentionnée à la section B, paragraphe 1, ci-dessus. Les biens immobiliers deviennent la propriété du gouvernement du territoire sur lequel ils sont situés.

2. Pendant la période qui s'écoule entre la nomination de la Commission des Nations Unies et la fin du Mandat, la Puissance mandataire, sauf en ce qui concerne les opérations ordinaires, consulte la Commission sur toute mesure qu'elle pourrait envisager d'entraîner la liquidation, l'aliénation ou la charge des actifs du gouvernement palestinien, tels que l'excédent accumulé du trésor, le produit des émissions d'obligations du gouvernement, les terres de l'État ou tout autre actif.

F. ADMISSION AU TITRE DES MEMBRES DES NATIONS UNIES

When the independence of either the Arab or the Jewish State as envisaged in this plan has become effective and the declaration and undertaking, as envisaged in this plan, have been signed by either of them, sympathetic consideration should be given to its application for admission to membership in the United Nations in accordance with article 4 of the Charter of the United Nations.

Partie II. - Boundaries

A. THE ARAB STATE

The area of the Arab State in Western Galilee is bounded on the west by the Mediterranean and on the north by the frontier of the Lebanon from Ras en Naqura to a point north of Saliha. From there the boundary proceeds southwards, leaving the built-up area of Saliha in the Arab State, to join the southernmost point of this village. There it follows the western boundary line of the villages of 'Alma, Rihaniya and Teitaba, thence following the northern boundary line of Meirun village to join the Acre-Safad Sub-District boundary line. It follows this line to a point west of Es Sammu'i village and joins it again at the northernmost point of Farradiya. Thence it follows the sub-district boundary line to the Acre-Safad main road. From here it follows the western boundary of Kafr-I'nan village until it reaches the Tiberias-Acre Sub-District boundary line, passing to the west of the junction of the Acre-Safad and Lubiya-Kafr-I'nan roads. From the south-west corner of Kafr-I'nan village the boundary line follows the western boundary of the Tiberias Sub-District to a point close to the boundary line between the villages of Maghar and 'Eilabun, thence bulging out to the west to include as much of the eastern part of the plain of Battuf as is necessary for the reservoir proposed by the Jewish Agency for the irrigation of lands to the south and east.

The boundary rejoins the Tiberias Sub-District boundary at a point on the Nazareth-Tiberias road south-east of the built-up area of Tur'an; thence it runs southwards, at first following the sub-district boundary and then passing between the Kadoorie Agricultural School and Mount Tabor, to a point due south at the base of Mount Tabor. From here it runs due west, parallel to the horizontal grid line 230, to the north-east corner of the village lands of Tel Adashim. It then runs to the northwest corner of these lands, whence it turns south and west so as to include in the Arab State the sources of the Nazareth water supply in Yafa village. On reaching Ginneiger it follows the eastern, northern and western boundaries of the lands of this village to their south-west comer, whence it proceeds in a straight line to a point on the Haifa-Afula railway on the boundary between the villages of Sarid and El-Mujeidil. This is the point of intersection. The south-western boundary of the area of the Arab State in Galilee takes a line from this point, passing northwards along the eastern boundaries of Sarid and Gevat to the north-eastern corner of Nahalal, proceeding thence across the land of Kefar ha Horesh to a central point on the southern boundary of the village of 'Ilut, thence westwards along that village boundary to the eastern boundary of Beit Lahm, thence northwards and north-eastwards along its western boundary to the north-eastern corner of Waldheim and thence north-westwards across the village lands of Shafa 'Amr to the southeastern corner of Ramat Yohanan. From here it runs due north-north-east to a point on the Shafa 'Amr-Haifa road, west of its junction with the road of I'billin. From there it proceeds north-east to a point on the southern boundary of I'billin situated to the west of the I'billin-Birwa road. Thence along that boundary to its westernmost point, whence it turns to the north, follows across the village land of Tamra to the north-westernmost corner and along the western boundary of Julis until it reaches the Acre-Safad road. It then runs westwards along the southern side of the Safad-Acre road to the Galilee-Haifa District boundary, from which point it follows that boundary to the sea.

The boundary of the hill country of Samaria and Judea starts on the Jordan River at the Wadi Malih south-east of Beisan and runs due west to meet the Beisan-Jericho road and then follows the western side of that road in a north-westerly direction to the junction of the boundaries of the Sub-Districts of Beisan, Nablus, and Jenin. From that point it follows the Nablus-Jenin sub-District boundary westwards for a distance of about three kilometres and then turns north-westwards, passing to the east of the built-up areas of the villages of Jalbun and Faqqu'a, to the boundary of the Sub-Districts of Jenin and Beisan at a point northeast of Nuris. Thence it proceeds first northwestwards to a point due north of the built-up area of Zie'in and then westwards to the Afula-Jenin railway, thence north-westwards along the District boundary line to the point of intersection on the Hejaz railway. From here the boundary runs southwestwards, including the built-up area and some of the land of the village of Kh. Lid in the Arab State to cross the Haifa-Jenin road at a point on the district boundary between Haifa and Samaria west of El- Mansi. It follows this boundary to the southernmost point of the village of El-Buteimat. From here it follows the northern and eastern boundaries of the village of Ar'ara rejoining the Haifa-Samaria district boundary at Wadi 'Ara, and thence proceeding south-south-westwards in an approximately straight line joining up with the western boundary of Qaqun to a point east of the railway line on the eastern boundary of Qaqun village. From here it runs along the railway line some distance to the east of it to a point just east of the Tulkarm railway station. Thence the boundary follows a line half-way between the railway and the Tulkarm-Qalqiliya-Jaljuliya and Ras El-Ein road to a point just east of Ras El-Ein station, whence it proceeds along the railway some distance to the east of it to the point on the railway line south of the junction of the Haifa-Lydda and Beit Nabala lines, whence it proceeds along the southern border of Lydda airport to its south-west corner, thence in a south-westerly direction to a point just west of the built-up area of Sarafand El 'Amar, whence it turns south, passing just to the west of the built-up area of Abu El-Fadil to the north-east corner of the lands of Beer Ya'aqov. (The boundary line should be so demarcated as to allow direct access from the Arab State to the airport.) Thence the boundary line follows the western and southern boundaries of Ramle village, to the north-east corner of El Na'ana village, thence in a straight line to the southernmost point of El Barriya, along the eastern boundary of that village and the southern boundary of 'Innaba village. Thence it turns north to follow the southern side of the Jaffa-Jerusalem road until El-Qubab, whence it follows the road to the boundary of Abu-Shusha. It runs along the eastern boundaries of Abu Shusha, Seidun, Hulda to the southernmost point of Hulda, thence westwards in a straight line to the north-eastern corner of Umm Kalkha, thence following the northern boundaries of Umm Kalkha, Qazaza and the northern and western boundaries of Mukhezin to the Gaza District boundary and thence runs across the village lands of El-Mismiya El-Kabira, and Yasur to the southern point of intersection, which is midway between the built-up areas of Yasur and Batani Sharqi.

From the southern point of intersection the boundary lines run north-westwards between the villages of Gan Yavne and Barqa to the sea at a point half way between Nabi Yunis and Minat El-Qila, and south-eastwards to a point west of Qastina, whence it turns in a south-westerly direction, passing to the east of the built-up areas of Es Sawafir Esh Sharqiya and 'Ibdis. From the south-east corner of 'Ibdis village it runs to a point southwest of the built-up area of Beit 'Affa, crossing the Hebron-El-Majdal road just to the west of the built-up area of 'Iraq Suweidan. Thence it proceeds southward along the western village boundary of El-Faluja to the Beersheba Sub-District boundary. It then runs across the tribal lands of 'Arab El-Jubarat to a point on the boundary between the Sub-Districts of Beersheba and Hebron north of Kh. Khuweilifa, whence it proceeds in a south-westerly direction to a point on the Beersheba-Gaza main road two kilometres to the north-west of the town. It then turns south-eastwards to reach Wadi Sab' at a point situated one kilometer to the west of it. From here it turns north-eastwards and proceeds along Wadi Sab' and along the Beersheba-Hebron road for a distance of one kilometer, whence it turns eastwards and runs in a straight line to Kh. Kuseifa to join the Beersheba-Hebron Sub-District boundary. It then follows the Beersheba-Hebron boundary eastwards to a point north of Ras Ez-Zuweira, only departing from it so as to cut across the base of the indentation between vertical grid lines 150 and 160.

About five kilometres north-east of Ras Ez-Zuweira it turns north, excluding from the Arab State a strip along the coast of the Dead Sea not more than seven kilometres in depth, as far as 'Ein Geddi, whence it turns due east to join the Transjordan frontier in the Dead Sea.

The northern boundary of the Arab section of the coastal plain runs from a point between Minat El-Qila and Nabi Yunis, passing between the built-up areas of Gan Yavne and Barqa to the point of intersection. From here it turns south-westwards, running across the lands of Batani Sharqi, along the eastern boundary of the lands of Beit Daras and across the lands of Julis, leaving the built-up areas of Batani Sharqi and Julis to the westwards, as far as the north-west corner of the lands of Beit-Tima. Thence it runs east of El-Jiya across the village lands of El-Barbara along the eastern boundaries of the villages of Beit Jirja, Deir Suneid and Dimra. From the south-east corner of Dimra the boundary passes across the lands of Beit Hanun, leaving the Jewish lands of Nir-Am to the eastwards. From the south-east corner of Beit Hanun the line runs south-west to a point south of the parallel grid line 100, then turns north-west for two kilometres, turning again in a southwesterly direction and continuing in an almost straight line to the north-west corner of the village lands of Kirbet Ikhza'a. From there it follows the boundary line of this village to its southernmost point. It then runs in a southerly direction along the vertical grid line 90 to its junction with the horizontal grid line 70. It then turns south-eastwards to Kh. El-Ruheiba and then proceeds in a southerly direction to a point known as El-Baha, beyond which it crosses the Beersheba-EI 'Auja main road to the west of Kh. El-Mushrifa. From there it joins Wadi El-Zaiyatin just to the west of El-Subeita. From there it turns to the north-east and then to the south-east following this Wadi and passes to the east of 'Abda to join Wadi Nafkh. It then bulges to the south-west along Wadi Nafkh, Wadi 'Ajrim and Wadi Lassan to the point where Wadi Lassan crosses the Egyptian frontier.

The area of the Arab enclave of Jaffa consists of that part of the town-planning area of Jaffa which lies to the west of the Jewish quarters lying south of Tel-Aviv, to the west of the continuation of Herzl street up to its junction with the Jaffa-Jerusalem road, to the south-west of the section of the Jaffa-Jerusalem road lying south-east of that junction, to the west of Miqve Yisrael lands, to the northwest of Holon local council area, to the north of the line linking up the north-west corner of Holon with the northeast corner of Bat Yam local council area and to the north of Bat Yam local council area. The question of Karton quarter will be decided by the Boundary Commission, bearing in mind among other considerations the desirability of including the smallest possible number of its Arab inhabitants and the largest possible number of its Jewish inhabitants in the Jewish State.

B. THE JEWISH STATE

The north-eastern sector of the Jewish State (Eastern Galilee) is bounded on the north and west by the Lebanese frontier and on the east by the frontiers of Syria and Trans-jordan. It includes the whole of the Huleh Basin, Lake Tiberias, the whole of the Beisan Sub-District, the boundary line being extended to the crest of the Gilboa mountains and the Wadi Malih. From there the Jewish State extends north-west, following the boundary described in respect of the Arab State. The Jewish section of the coastal plain extends from a point between Minat El-Qila and Nabi Yunis in the Gaza Sub-District and includes the towns of Haifa and Tel-Aviv, leaving Jaffa as an enclave of the Arab State. The eastern frontier of the Jewish State follows the boundary described in respect of the Arab State.

The Beersheba area comprises the whole of the Beersheba Sub-District, including the Negeb and the eastern part of the Gaza Sub-District, but excluding the town of Beersheba and those areas described in respect of the Arab State. It includes also a strip of land along the Dead Sea stretching from the Beersheba-Hebron Sub-District boundary line to 'Ein Geddi, as described in respect of the Arab State.

C. THE CITY OF JERUSALEM

The boundaries of the City of Jerusalem are as defined in the recommendations on the City of Jerusalem. (See Part III, section B, below).

Part III. - City of Jerusalem(5)

A. SPECIAL REGIME

The City of Jerusalem shall be established as a corpus separatum under a special international regime and shall be administered by the United Nations. The Trusteeship Council shall be designated to discharge the responsibilities of the Administering Authority on behalf of the United Nations.

B. BOUNDARIES OF THE CITY

The City of Jerusalem shall include the present municipality of Jerusalem plus the surrounding villages and towns, the most eastern of which shall be Abu Dis; the most southern, Bethlehem; the most western, 'Ein Karim (including also the built-up area of Motsa); and the most northern Shu'fat, as indicated on the attached sketch-map (annex B).

C. STATUTE OF THE CITY

The Trusteeship Council shall, within five months of the approval of the present plan, elaborate and approve a detailed statute of the City which shall contain, inter alia, the substance of the following provisions:
1. Government machinery; special objectives. The Administering Authority in discharging its administrative obligations shall pursue the following special objectives:
une. To protect and to preserve the unique spiritual and religious interests located in the city of the three great monotheistic faiths throughout the world, Christian, Jewish and Moslem; to this end to ensure that order and peace, and especially religious peace, reign in Jerusalem;

b. To foster cooperation among all the inhabitants of the city in their own interests as well as in order to encourage and support the peaceful development of the mutual relations between the two Palestinian peoples throughout the Holy Land; to promote the security, well-being and any constructive measures of development of the residents having regard to the special circumstances and customs of the various peoples and communities.

2. Governor and Administrative staff. A Governor of the City of Jerusalem shall be appointed by the Trusteeship Council and shall be responsible to it. He shall be selected on the basis of special qualifications and without regard to nationality. He shall not, however, be a citizen of either State in Palestine. The Governor shall represent the United Nations in the City and shall exercise on their behalf all powers of administration, including the conduct of external affairs. He shall be assisted by an administrative staff classed as international officers in the meaning of Article 100 of the Charter and chosen whenever practicable from the residents of the city and of the rest of Palestine on a non-discriminatory basis. A detailed plan for the organization of the administration of the city shall be submitted by the Governor to the Trusteeship Council and duly approved by it.

3. 3. Local autonomy

une. The existing local autonomous units in the territory of the city (villages, townships and municipalities) shall enjoy wide powers of local government and administration.

b. The Governor shall study and submit for the consideration and decision of the Trusteeship Council a plan for the establishment of special town units consisting, respectively, of the Jewish and Arab sections of new Jerusalem. The new town units shall continue to form part the present municipality of Jerusalem.

4. Security measures

une. The City of Jerusalem shall be demilitarized; neutrality shall be declared and preserved, and no para-military formations, exercises or activities shall be permitted within its borders.

b. Should the administration of the City of Jerusalem be seriously obstructed or prevented by the non-cooperation or interference of one or more sections of the population the Governor shall have authority to take such measures as may be necessary to restore the effective functioning of administration.

c. To assist in the maintenance of internal law and order, especially for the protection of the Holy Places and religious buildings and sites in the city, the Governor shall organize a special police force of adequate strength, the members of which shall be recruited outside of Palestine. The Governor shall be empowered to direct such budgetary provision as may be necessary for the maintenance of this force.

5. Legislative Organization. A Legislative Council, elected by adult residents of the city irrespective of nationality on the basis of universal and secret suffrage and proportional representation, shall have powers of legislation and taxation. No legislative measures shall, however, conflict or interfere with the provisions which will be set forth in the Statute of the City, nor shall any law, regulation, or official action prevail over them. The Statute shall grant to the Governor a right of vetoing bills inconsistent with the provisions referred to in the preceding sentence. It shall also empower him to promulgate temporary ordinances in case the Council fails to adopt in time a bill deemed essential to the normal functioning of the administration.

6. Administration of Justice. The Statute shall provide for the establishment of an independent judiciary system, including a court of appeal. All the inhabitants of the city shall be subject to it.

7. Economic Union and Economic Regime. The City of Jerusalem shall be included in the Economic Union of Palestine and be bound by all stipulations of the undertaking and of any treaties issued therefrom, as well as by the decisions of the Joint Economic Board. The headquarters of the Economic Board shall be established in the territory City. The Statute shall provide for the regulation of economic matters not falling within the regime of the Economic Union, on the basis of equal treatment and non-discrimination for all members of thc United Nations and their nationals.

8. Freedom of Transit and Visit: Control of residents. Subject to considerations of security, and of economic welfare as determined by the Governor under the directions of the Trusteeship Council, freedom of entry into, and residence within the borders of the City shall be guaranteed for the residents or citizens of the Arab and Jewish States. Immigration into, and residence within, the borders of the city for nationals of other States shall be controlled by the Governor under the directions of the Trusteeship Council.

9. Relations with Arab and Jewish States. Representatives of the Arab and Jewish States shall be accredited to the Governor of the City and charged with the protection of the interests of their States and nationals in connection with the international administration of thc City.

10. Official languages. Arabic and Hebrew shall be the official languages of the city. This will not preclude the adoption of one or more additional working languages, as may be required.

11. Citizenship. All the residents shall become ipso facto citizens of the City of Jerusalem unless they opt for citizenship of the State of which they have been citizens or, if Arabs or Jews, have filed notice of intention to become citizens of the Arab or Jewish State respectively, according to Part 1, section B, paragraph 9, of this Plan. The Trusteeship Council shall make arrangements for consular protection of the citizens of the City outside its territory.

12. Freedoms of citizens

une. Subject only to the requirements of public order and morals, the inhabitants of the City shall be ensured the enjoyment of human rights and fundamental freedoms, including freedom of conscience, religion and worship, language, education, speech and press, assembly and association, and petition.

b. No discrimination of any kind shall be made between the inhabitants on the grounds of race, religion, language or sex.

c. All persons within the City shall be entitled to equal protection of the laws.

ré. The family law and personal status of the various persons and communities and their religious interests, including endowments, shall be respected.

e. Except as may be required for the maintenance of public order and good government, no measure shall be taken to obstruct or interfere with the enterprise of religious or charitable bodies of all faiths or to discriminate against any representative or member of these bodies on the ground of his religion or nationality.

F. The City shall ensure adequate primary and secondary education for the Arab and Jewish communities respectively, in their own languages and in accordance with their cultural traditions. The right of each community to maintain its own schools for the education of its own members in its own language, while conforming to such educational requirements of a general nature as the City may impose, shall not be denied or impaired. Foreign educational establishments shall continue their activity on the basis of their existing rights.

g. No restriction shall be imposed on the free use by any inhabitant of the City of any language in private intercourse, in commerce, in religion, in the Press or in publications of any kind, or at public meetings.

13. Holy Places

une. Existing rights in respect of Holy Places and religious buildings or sites shall not be denied or impaired.

b. Free access to the Holy Places and religious buildings or sites and the free exercise of worship shall be secured in conformity with existing rights and subject to the requirements of public order and decorum.

c. No act shall be permitted which may in any way impair their sacred character. If at any time it appears to the Governor that any particular Holy Place, religious building or site is in need of urgent repair, the Governor may call upon the community or communities concerned to carry out such repair. The Governor may carry it out himself at the expense of the community or communities concerned if no action is taken within a reasonable time.

ré. No taxation shall be levied in respect of any Holy Place, religious building or site which was exempt from taxation on the date of the creation of the City. No change in the incidence of such taxation shall be made which would either discriminate between the owners or occupiers of Holy Places, religious buildings or sites or would place such owners or occupiers in a position less favourable in relation to the general incidence of taxation than existed at the time of the adoption of the Assembly's recommendations.

14. Special powers of the Governor in respect of the Holy Places, religious buildings and sites in the City and in any part of Palestine.

une. The protection of the Holy Places, religious buildings and sites located in the City of Jerusalem shall be a special concern of the Governor.

b. With relation to such places, buildings and sites in Palestine outside the city, the Governor shall determine, on the ground of powers granted to him by the Constitution of both States, whether the provisions of the Constitution of the Arab and Jewish States in Palestine dealing therewith and the religious rights appertaining thereto are being properly applied and respected.

c. The Governor shall also be empowered to make decisions on the basis of existing rights in cases of disputes which may arise between the different religious communities or the rites of a religious community in respect of the Holy Places, religious buildings and sites in any part of Palestine. In this task he may be assisted by a consultative council of representatives of different denominations acting in an advisory capacity.

D. DURATION OF THE SPECIAL REGIME

The Statute elaborated by the Trusteeship Council the aforementioned principles shall come into force not later than 1 October 1948. It shall remain in force in the first instance for a period of ten years, unless the Trusteeship Council finds it necessary to undertake a re-examination of these provisions at an earlier date. After the expiration of this period the whole scheme shall be subject to examination by the Trusteeship Council in the light of experience acquired with its functioning. The residents the City shall be then free to express by means of a referendum their wishes as to possible modifications of regime of the City.

Part IV. Capitulations

States whose nationals have in the past enjoyed in Palestine the privileges and immunities of foreigners, including the benefits of consular jurisdiction and protection, as formerly enjoyed by capitulation or usage in the Ottoman Empire, are invited to renounce any right pertaining to them to the re-establishment of such privileges and immunities in the proposed Arab and Jewish States and the City of Jerusalem.

Adopted at the 128th plenary meeting:
In favour: 33

Australia, Belgium, Bolivia, Brazil, Byelorussian S.S.R., Canada, Costa Rica, Czechoslovakia, Denmark, Dominican Republic, Ecuador, France, Guatemala, Haiti, Iceland, Liberia, Luxemburg, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Norway, Panama, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Sweden, Ukrainian S.S.R., Union of South Africa, U.S.A., U.S.S.R., Uruguay, Venezuela.

Against: 13

Afghanistan, Cuba, Egypt, Greece, India, Iran, Iraq, Lebanon, Pakistan, Saudi Arabia, Syria, Turkey, Yemen.

Abstained: 10

Argentina, Chile, China, Colombia, El Salvador, Ethiopia, Honduras, Mexico, United Kingdom, Yugoslavia.

(1) See Official Records of the General Assembly, Second Session Supplement No. 11,Volumes l-lV.

* At its hundred and twenty-eighth plenary meeting on 29 November 1947 the General Assembly, in accordance with the terms of the above resolution, elected the following members of the United Nations Commission on Palestine: Bolivia, Czechoslovakia, Denmark, Panama, and Philippines.

(2) This resolution was adopted without reference to a Committee.

(3) The following stipulation shall be added to the declaration concerning the Jewish State: "In the Jewish State adequate facilities shall be given to Arabic-speaking citizens for the use of their language, either orally or in writing, in the legislature, before the Courts and in the administration."

(4) In the declaration concerning the Arab State, the words "by an Arab in the Jewish State" should be replaced by the words "by a Jew in the Arab State."

(5) On the question of the internationalization of Jerusalem, see also General Assembly resolutions 185 (S-2) of 26 April 1948; 187 (S-2) of 6 May 1948, 303 (lV) of 9 December 1949, and resolutions of the Trusteeship Council (Section IV).


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